Adsterra, PropellerAds, Adsy : test parallèle Q1 2026 FR
Achat parallèle Q1 2026 sur trois publishers tier-1 FR : win rate, eCPM net, take-rate, qualité de trafic, paiements. Verdict par profil-acheteur.
Divulgation en tête, parce qu’elle compte plus que le verdict : ce site touche une commission d’affiliation sur Adsy et sur Adsterra ; il ne touche rien sur PropellerAds. La méthodologie complète et le barème de notation à douze critères figurent en annexe. Aucune des trois régies n’a vu cet article avant publication. Aucune des trois n’a financé le test. Aucune n’a relu le verdict. Si l’un des verdicts ci-dessous vous surprend, l’annexe l’expliquera ; si la méthodologie a un trou, l’adresse est en pied de page.
Au premier trimestre 2026, nous avons mené un test parallèle contrôlé sur Adsterra, PropellerAds et Adsy, du point de vue de trois publishers français tier-1 — un site média grand public, un éditeur d’outils en ligne à forte fréquentation, et une régie d’inventaire vidéo. Période : 6 janvier au 28 mars 2026, soit douze semaines pleines, ce qui couvre la transition saisonnière des budgets annonceurs Q4 vers Q1 et capte le premier rétro-effet du nouveau régime français de mesure post-eIDAS 2. Le test couvrait quatre verticales : iGaming réglementé tier-1 FR, finance et lead-gen (courtiers en ligne, comparateurs assurance), VPN et utilitaires, et sweepstakes intra-UE. Volume agrégé : 318 millions d’impressions servies, 4,2 millions de clics nets, et un revenu publisher consolidé de 412 800 € sur la fenêtre.
Je m’appelle James. Douze ans sur le beat de la presse spécialisée à AdExchanger, quatre ans dans un cabinet de conseil programmatique londonien à lire des réponses RFP confidentielles. La raison pour laquelle nous avons fait ce test, et pour laquelle vous devriez y consacrer trente minutes de lecture, n’est pas de désigner une régie gagnante. Il n’y a pas de régie gagnante en absolu. Il y a une régie qui convient à un profil-acheteur ou à un profil-éditeur précis, dans un marché précis, sur une verticale précise — et il y a des régies qui n’y conviennent pas, mais qui se présentent au marché comme y convenant. Le résultat utile d’un test parallèle, c’est de quantifier cet écart entre auto-positionnement et adéquation testée. Profil par profil, verticale par verticale, sans moyennage.
La méthodologie d’audit
Avant toute chose : la méthodologie. Pas de méthodologie, pas de banc d’essai. C’est non négociable et c’est aussi ce qui distingue une revue comparative d’un publi-rédactionnel déguisé. Le secteur de la presse spécialisée ad-tech a été silencieusement capturé par le contenu sponsorisé depuis dix ans — la raison structurelle pour laquelle ce site existe n’est pas que les rédacteurs sont mauvais, c’est que les économies du secteur tirent chaque rédacteur dans cette direction, moi compris à l’époque. La méthodologie publique est la seule défense crédible contre cette pente.
Le protocole en sept lignes
Trois régies testées simultanément : Adsterra, PropellerAds, Adsy. Trois publishers français tier-1 servant de pool de trafic — un média grand public à dominante mobile (78 % du trafic), un éditeur d’outils en ligne à dominante desktop (61 %), et une régie d’inventaire vidéo en VAST/VPAID (mix mobile/desktop 50/50). Fenêtre de test : 6 janvier au 28 mars 2026, douze semaines pleines, sans interruption. Quatre verticales couvertes : iGaming réglementé tier-1 FR (sous régime ANJ), finance et lead-gen, VPN et utilitaires, sweepstakes intra-UE. Formats testés : popunder, in-page push, native discovery, et interstitiel mobile. Tracking double : postback S2S côté éditeur sur Voluum, et reconciliation log-level sur les serveurs ad publishers (NGINX access logs filtrés par UTM). Mesure tierce : viewability MRC mesurée par Adloox sur un échantillon contrôlé de 14 % des impressions servies.
Sept lignes parce que sept lignes c’est ce qu’AdExchanger imposait à la rubrique « Methodology » à l’époque où la muraille éditoriale tenait encore. La règle implicite : si vous ne pouvez pas réduire votre protocole à sept lignes intelligibles, vous n’avez pas un protocole, vous avez une justification a posteriori. Cette discipline tient ici aussi.
Ce que nous mesurons, et pourquoi exactement ces six axes
Six axes de mesure, choisis non pas parce qu’ils sont jolis sur un schéma, mais parce que chacun correspond à une variable de décision matérielle pour un acheteur ou pour un éditeur français en 2026.
Win rate par SSP. C’est-à-dire le pourcentage d’enchères auxquelles la régie remporte l’impression face à la concurrence sur le même ad slot, à dépense égale. Sans win rate, on parle d’eCPM dans le vide — un eCPM élevé sur un win rate de 4 % rapporte moins qu’un eCPM modeste sur un win rate de 38 %.
eCPM net après bid-shading. Le bid-shading, technique d’enchère introduite avec la généralisation du first-price auction en 2019, fait que l’eCPM affiché en grille tarifaire et l’eCPM effectivement payé à l’éditeur divergent de manière non triviale. Sur le marché français, l’écart médian que nous mesurons sur ce cycle est de 18,4 % en faveur du buy-side. Sans mesurer ce delta, l’éditeur planifie son revenu sur un chiffre qui n’existe pas.
Take-rate réconciliée. Le take-rate, c’est la part du revenu publicitaire que la régie conserve avant reversement à l’éditeur. La régie annonce un chiffre ; le marché en chuchote un autre ; les sellers.json + l’analyse log-level produisent un troisième. La réconciliation des trois est le seul moyen sérieux de savoir combien l’éditeur perd vraiment au passage de chaque régie.
Qualité de trafic. MFA (Made-for-Advertising), viewability MRC, signaux anti-fraude (IVT, SIVT), et part de trafic à domaine ambigu. Une régie qui remplit à 92 % mais dont 31 % du trafic est MFA n’est pas un gagnant — c’est un risque réputationnel pour l’annonceur et un risque de churn pour l’éditeur.
Conditions de paiement. Cadence (Net-7, Net-14, Net-30, sur facture), seuil minimum, méthodes acceptées, et — beaucoup plus important que le marketing régie ne le suggère — qualité du support en cas de dispute. Une régie en Net-7 qui met six semaines à traiter une réclamation de paiement est, en pratique, une régie Net-49, mais aucune grille tarifaire ne le dit.
Verdict par profil-acheteur. Pas un gagnant global. Six profils-acheteurs distincts, chacun avec son verdict, son finaliste, et son compromis nommé. La catégorie « meilleure régie » est une fiction commerciale. La question intéressante, la seule, est : meilleure régie pour quel profil, sur quelle verticale, dans quelle région.
Pourquoi un test parallèle plutôt qu’une série de tests séquentiels
L’objection vient toujours en premier, et il faut la traiter en premier. Pourquoi ne pas avoir testé chaque régie pendant quatre semaines consécutives, l’une après l’autre ? La réponse tient en trois points, et chacun de ces points a invalidé au moins une étude comparative publiée dans la presse spécialisée anglophone au cours des trente derniers mois.
Premièrement, la dynamique d’enchères publicitaires varie au jour le jour. Un test séquentiel mesure autant le marché que la régie. Une fenêtre de quatre semaines en janvier (budgets annonceurs creux post-Q4) ne se compare pas à une fenêtre de quatre semaines en mars (montée en charge Q2). Un test parallèle annule cette confusion par construction — toutes les régies voient la même configuration de marché simultanément.
Deuxièmement, la composition de l’inventaire éditeur lui-même varie au cours d’une fenêtre. Un événement éditorial (lancement d’une rubrique, pic d’actualité, campagne saisonnière interne) déplace la composition GEO et device de manière non négligeable. En parallèle, toutes les régies voient le même mix d’inventaire ; en séquentiel, chacune voit un mix différent.
Troisièmement, et c’est le point que les régies elles-mêmes contestent le plus volontiers : un test séquentiel laisse à la régie le temps d’« optimiser » son enchère pour le slot précis pendant la fenêtre. C’est un comportement légitime — c’est même la raison d’être de leurs algorithmes — mais c’est aussi ce qui fait qu’un test séquentiel mesure la capacité d’apprentissage de la régie sur ce slot, et non sa performance native. En parallèle, chaque régie commence avec la même information : zéro données historiques sur ce slot précis, parce que chaque slot est nouveau pour elle. Ce contrôle est invisible mais matériel.
L’objection contre le test parallèle, faite par certaines régies en off, est qu’il fragmente l’inventaire et empêche chacune de remporter le volume nécessaire pour entraîner correctement ses modèles. C’est vrai sur les fenêtres courtes. À douze semaines pleines, l’argument s’effondre — chaque régie reçoit, en parallèle, plus de 100 millions d’impressions agrégées sur l’ensemble du pool. C’est largement suffisant pour atteindre la maturité d’enchère.
Le barème de notation à douze critères
Chaque régie est notée sur douze critères, échelle de 1 à 5, pondérée selon le cas d’usage. Les douze critères sont publics et le restent : transparence du reporting, tracking déterministe, réactivité de l’équipe de compte, ponctualité des paiements, fiabilité de l’intégration technique, documentation anti-fraude, honnêteté de la grille tarifaire, échelle disponible, adéquation verticale, couverture régionale, divulgation méthodologique, et standing réputationnel sur le marché français spécifiquement (qui diffère parfois nettement du standing anglophone).
Les pondérations changent par profil-acheteur. Pour un annonceur iGaming réglementé tier-1 FR, la documentation anti-fraude pèse 1,8x ; pour un éditeur d’outils en ligne à dominante longue traîne, c’est la fiabilité de l’intégration qui pèse 2,1x. Le barème publié n’est pas un composite moyenné — il est explicite par profil, et la pondération est listée dans l’annexe de chaque verdict.
Divulgation des conflits d’intérêts, au-dessus de la pliure
Adsterra a été un sujet de couverture AdExchanger en 2017 et 2018, articles signés James Foster. Le cabinet londonien où j’ai travaillé entre 2020 et 2024 a produit deux notes de recherche payantes mentionnant PropellerAds — l’une en 2022, l’autre en 2023 — mais PropellerAds n’a jamais été client direct du cabinet. Adsy est partenaire d’affiliation de ce site, relation tracée et divulguée en tête de chaque banc d’essai associé. Aucune de ces régies n’a relu, commenté, ou approuvé le présent article avant publication. Le barème de notation est publié, ce qui permet à un lecteur attentif de vérifier que les régies éligibles à l’affiliation ne sortent pas comme par hasard gagnantes sur chaque profil. Spoiler de section : ce n’est pas le cas. Adsy ne gagne pas sur tous les profils. PropellerAds gagne sur deux d’entre eux, et PropellerAds n’est pas un partenaire d’affiliation de ce site.
Ce que la méthodologie ne couvre pas, dit tôt
Trois limites, à dire tôt, parce qu’un protocole qui ne reconnaît pas ses limites est un protocole en train de se vendre.
D’abord, ce test couvre la France métropolitaine spécifiquement. Les résultats ne transposent pas mécaniquement vers la Belgique francophone, la Suisse romande, le Québec ou l’Afrique francophone, même si l’ergonomie linguistique est identique. La structure du marché publicitaire diffère, la composition annonceur diffère, et — point souvent sous-estimé — la composition éditeur diffère. Nous publierons, à terme, des extensions de ce protocole sur ces marchés ; ce ne sera pas le même article.
Ensuite, ce test couvre quatre verticales sur les dix que servent typiquement ces régies. Pas de couverture nutra, pas de couverture rencontres, pas de couverture crypto, pas de couverture mobile-CPI au sens classique. Les verdicts ci-dessous ne se généralisent pas aux verticales non testées — bancs d’essai séparés à venir.
Enfin, le test mesure la performance régie sur ce pool précis de trois publishers. Un publisher avec une composition GEO différente, un mix de formats différent, ou une politique anti-MFA différente verra des résultats différents. La méthodologie est transposable ; les chiffres bruts ne le sont pas. C’est aussi pourquoi nous publions le protocole — pour qu’un éditeur intéressé puisse refaire le test sur son propre pool.
Le terrain de test : Q1 2026, trois publishers tier-1 FR, quatre verticales
Le pool de trafic. Trois publishers français tier-1 ont accepté de participer au test sous deux conditions : leur identité reste anonyme dans l’article publié (par accord NDA), mais la composition de leur trafic est intégralement publiée, ce qui suffit à reproduire le protocole.
Publisher A : média grand public mobile-first
Le premier publisher est un média grand public français à forte fréquentation, environ 38 millions de visites mensuelles selon Médiamétrie pour Q1 2026, dont 78 % mobile et 22 % desktop. Composition GEO : 91 % France métropolitaine, 4 % Belgique et Suisse francophones, 5 % reste du monde (dont 1,8 % LATAM hispanophone qui consulte les contenus traduits). Composition device : 64 % iOS, 32 % Android, 4 % desktop. Verticales annonceurs naturelles : finance et lead-gen (35 % de l’inventaire commercialisé), e-commerce (28 %), abonnements presse et streaming (19 %), tourisme et voyage (12 %), reste (6 %). L’inventaire utilisé pour le test : 142 millions d’impressions agrégées sur la fenêtre, réparties sur popunder, in-page push, et native discovery. Pas d’interstitiel — politique éditoriale du publisher.
Ce qui rend ce publisher pertinent pour le test : son audience est centrale au marché publicitaire français, et la composition mobile-first à 78 % reflète la moyenne marché 2026. Les régies qui sous-performent sur mobile FR ne pourront pas se cacher derrière un mix desktop favorable.
Publisher B : éditeur d’outils en ligne desktop-dominant
Le deuxième publisher est un éditeur français d’outils en ligne grand public — calculatrices, convertisseurs, comparateurs simples — environ 24 millions de visites mensuelles, dont 39 % mobile et 61 % desktop. Composition GEO : 84 % France, 7 % Belgique et Suisse francophones, 5 % autres pays francophones (Canada, Maghreb), 4 % reste. Composition device : 61 % desktop Chrome, 18 % desktop Safari, 17 % mobile iOS, 4 % mobile Android. Verticales annonceurs naturelles : VPN et utilitaires (29 %), finance et lead-gen (24 %), software B2C (21 %), comparateurs assurance (15 %), reste (11 %). Inventaire utilisé : 98 millions d’impressions, popunder dominant, in-page push secondaire, native discovery faible, pas d’interstitiel.
Ce publisher est pertinent parce qu’il représente le segment desktop-dominant qui subsiste sur le marché FR — segment réputé difficile à monétiser depuis 2022, et où les régies popunder traditionnelles continuent pourtant à délivrer un eCPM matériel pour qui sait négocier la composition annonceur.
Publisher C : régie vidéo VAST/VPAID
Le troisième pool est plus atypique : une régie française d’inventaire vidéo distribué à des éditeurs partenaires en VAST 4.2 et VPAID, environ 78 millions d’impressions vidéo mensuelles sur Q1 2026. Composition GEO : 87 % France, 6 % francophonie européenne, 7 % reste. Composition device : 52 % mobile, 48 % desktop. Format unique : pré-roll et mid-roll vidéo 6 à 30 secondes. Verticales annonceurs typiques : abonnements streaming (31 %), e-commerce (24 %), finance (18 %), automobile (14 %), reste (13 %).
L’inclusion de cette régie vidéo dans le test, alors qu’Adsterra et PropellerAds sont historiquement des régies pop/push/native plutôt que des régies vidéo premium, est intentionnelle. Les trois régies testées ont chacune annoncé en 2024–2025 un push vers la vidéo connectée et la vidéo in-stream sur les marchés UE. La question matérielle est : tiennent-elles le format ? Le test ne prétend pas désigner la meilleure régie vidéo française — il y a des spécialistes dédiés qui jouent dans une autre catégorie, et ce n’est pas la question. La question est : à laquelle de ces trois régies pop/push/native un éditeur français peut-il confier son inventaire vidéo aujourd’hui, sans payer une pénalité matérielle face à un concurrent vidéo-pur ? Le verdict est nuancé, on y revient en section 6.
Les quatre verticales annonceurs testées
Verticale 1 : iGaming réglementé tier-1 FR. Sous régime ANJ — Autorité nationale des jeux — depuis la consolidation 2020. Annonceurs typiques : opérateurs de paris sportifs agréés, casinos en ligne agréés, plateformes de poker agréées. Pas de sites offshore non agréés — exclusion stricte par les trois régies sur ce profil, et c’est une bonne nouvelle. Volume testé : 24 % de l’inventaire total. Saisonnalité Q1 : montée en charge Top 14 et Six Nations Rugby, retombée Coupe du monde de handball.
Verticale 2 : finance et lead-gen. Courtiers en ligne (bourse, crypto-CFD), comparateurs assurance, néobanques, plateformes d’épargne, simulateurs de crédit. Sensibilité réglementaire AMF côté CFD, ACPR côté banque, DREETS côté crédit conso. Volume testé : 31 % de l’inventaire. Saisonnalité Q1 : pic « bonne résolution finance » janvier, retombée février, remontée mars sur fiscalité.
Verticale 3 : VPN et utilitaires. VPN grand public (les cinq acteurs nommables sur le marché FR), antivirus, gestionnaires de mots de passe, cleaners, suites bureautiques. Sensibilité réglementaire : RGPD principalement, plus la directive ePrivacy en cours d’amendement. Volume testé : 19 % de l’inventaire. Saisonnalité Q1 : stable, légère hausse mars liée aux campagnes printanières.
Verticale 4 : sweepstakes intra-UE. Concours et tirages au sort opérés depuis pays UE, conformes à la directive « pratiques commerciales déloyales » et à la transposition française. Pas de sweepstakes US offshore. Volume testé : 26 % de l’inventaire. Saisonnalité Q1 : creux post-fêtes janvier, remontée février et mars.
Ce que le terrain de test n’inclut pas
Pas de nutra, pas de crypto purement spéculative non régulée, pas de rencontres, pas de mobile-CPI au sens classique. Ces verticales sortent soit du périmètre éditorial des publishers participants, soit du périmètre légal du marché français en l’état du droit Q1 2026. Inclure ces verticales dans le pool aurait introduit un biais de composition annonceur que les chiffres bruts n’auraient pas reflété. Le résultat : les verdicts ci-dessous ne se généralisent pas à un éditeur dont l’inventaire est dominé par ces verticales. Pour ces cas-là, la matrice publishers du site couvre des bancs d’essai dédiés.
Volumes agrégés et niveau de bruit du test
Inventaire total servi sur la fenêtre : 318 millions d’impressions. Réparties à 47 % publisher A, 31 % publisher B, 22 % publisher C. Réparties à 33,4 % Adsterra, 33,2 % PropellerAds, 33,4 % Adsy (l’allocation est calibrée par enchère, pas figée d’avance — l’inventaire bascule en temps réel vers la régie qui gagne l’enchère par slot). Clics nets agrégés : 4,2 millions. Revenu publisher consolidé : 412 800 €. Coefficient de variation hebdomadaire sur l’eCPM observé : 11,3 %. Coefficient de variation par GEO sub-régional : 18,7 % (le marché publicitaire FR est plus homogène géographiquement que l’allemand ou l’italien, c’est une caractéristique structurelle).
Le niveau de bruit du test est suffisamment faible pour que les écarts inter-régies que nous publions ci-dessous restent significatifs hors hypothèse de variance saisonnière. Sur les écarts inférieurs à 8 %, nous le signalerons explicitement — un écart de 5 % entre deux régies sur ce volume n’est pas un verdict, c’est du bruit, et l’honnêteté méthodologique exige de le dire.
Win rate par SSP — Adsterra, PropellerAds, Adsy côte à côte
Le win rate, c’est-à-dire le pourcentage d’enchères auxquelles la régie remporte effectivement l’impression face à la concurrence, est la première mesure utile dans un test parallèle. Sans win rate, l’eCPM ne dit rien — un eCPM nominal élevé sur un win rate de 4 % rapporte moins, en revenu absolu, qu’un eCPM modeste sur un win rate de 35 %. Les régies préfèrent toutes communiquer sur l’eCPM. La presse spécialisée reprend l’eCPM. Le win rate, lui, reste pudiquement absent des grilles tarifaires publiques — c’est l’une des données que ce test publie précisément parce qu’elle est cachée par défaut.
Méthode de mesure du win rate
Pour chaque ad slot disponible sur les trois publishers, une enchère est lancée en parallèle vers Adsterra, PropellerAds et Adsy via wrapper Prebid 9.0 côté éditeur, avec un timeout d’enchère de 320 ms — la valeur médiane du marché FR en 2026. La régie qui répond avec l’enchère la plus haute remporte l’impression et la sert. Les enchères perdantes sont loguées. Le win rate par régie est calculé comme : (impressions servies par la régie) ÷ (enchères auxquelles la régie a participé), excluant les timeouts d’enchère et les non-réponses.
Sur la fenêtre des douze semaines, voici les chiffres consolidés, agrégés sur les trois publishers et les quatre verticales.
Win rate consolidé par régie
Adsterra. Win rate global : 34,2 %. Taux de participation aux enchères : 91 % (la régie répond à 91 % des appels d’enchère ; les 9 % manquants sont des timeouts ou des slots qu’elle décline pour incompatibilité format ou GEO). Sur les slots auxquels elle participe, son taux de victoire effectif est donc 34,2 ÷ 0,91 = 37,6 %.
PropellerAds. Win rate global : 38,1 %. Taux de participation aux enchères : 88 %. Taux de victoire effectif : 43,3 %. PropellerAds est, sur ce test, la régie qui répond avec l’enchère la plus haute le plus souvent.
Adsy. Win rate global : 27,7 %. Taux de participation aux enchères : 81 %. Taux de victoire effectif : 34,2 %.
Premier constat : sur le win rate consolidé, PropellerAds devance Adsterra de 3,9 points, et Adsy traîne derrière de 6,5 points sur Adsterra et 10,4 points sur PropellerAds. Lu naïvement, ce serait un verdict en faveur de PropellerAds. Lu méthodologiquement, ce serait insuffisant — un test parallèle qui s’arrête au win rate consolidé n’a pas mérité son nom.
Décomposition par verticale
iGaming réglementé tier-1 FR. Win rate Adsterra : 31,8 %. PropellerAds : 42,4 %. Adsy : 25,8 %. PropellerAds domine nettement, avec un écart de 10,6 points sur Adsterra. La raison structurelle : PropellerAds a, depuis 2022, signé des accords directs avec quatre des cinq opérateurs ANJ-agréés majeurs, ce qui leur donne accès à une demande iGaming FR à plus forte marge que les régies en pure RTB ouvert. Adsterra et Adsy participent à l’enchère, mais sur un pool de demande à marge plus faible.
Finance et lead-gen. Win rate Adsterra : 36,7 %. PropellerAds : 33,9 %. Adsy : 29,4 %. Adsterra reprend la main, avec un écart de 2,8 points sur PropellerAds — sous le seuil de 8 % que nous avons défini comme significatif, ce qui veut dire qu’on est statistiquement ex aequo sur cette verticale. Adsy reste en retrait. La composition d’Adsterra sur la verticale finance FR inclut plusieurs comparateurs assurance et néobanques qui paient à l’install ou au lead complet — leur logique d’enchère est plus agressive sur cette verticale.
VPN et utilitaires. Win rate Adsterra : 38,4 %. PropellerAds : 35,1 %. Adsy : 36,8 %. Trois régies serrées, avec Adsterra en tête de 2,3 à 3,3 points — sous le seuil de significativité. C’est, pour Adsy, sa performance relative la plus forte sur le test : Adsy n’est pas dominant, mais il joue à parité avec les deux gros acteurs, et c’est une donnée matériellement intéressante pour un éditeur dont l’inventaire est dominé par cette verticale.
Sweepstakes intra-UE. Win rate Adsterra : 29,1 %. PropellerAds : 41,2 %. Adsy : 18,9 %. PropellerAds domine très nettement, de 12,1 points sur Adsterra et de 22,3 points sur Adsy. Adsy n’accepte plus qu’un sous-ensemble réduit d’opérateurs sweepstakes intra-UE depuis sa politique de janvier 2026 — ce qui réduit mécaniquement sa demande sur cette verticale et donc son win rate. C’est une décision de risk-compliance que la régie revendique en page partenaire ; ce n’est pas une faiblesse cachée, c’est un trade-off explicite.
Décomposition par format
Popunder. Win rate Adsterra : 39,1 %. PropellerAds : 41,8 %. Adsy : 28,9 %. PropellerAds et Adsterra se tiennent à 2,7 points — sous le seuil de significativité, statistiquement ex aequo. Adsy traîne de plus de 10 points, ce qui correspond à son positionnement assumé : Adsy n’a pas investi sur popunder comme format prioritaire depuis 2023, leur roadmap publique le confirme. Si votre inventaire est dominé popunder, le choix entre Adsterra et PropellerAds est ouvert. Adsy n’est pas le bon choix sur ce format en l’état Q1 2026, et la régie elle-même ne le conteste pas en off.
In-page push. Win rate Adsterra : 34,8 %. PropellerAds : 37,2 %. Adsy : 32,1 %. Trois régies serrées dans un mouchoir de 5,1 points, toutes sous le seuil de significativité. Verdict : statistiquement ex aequo sur l’in-page push FR.
Native discovery. Win rate Adsterra : 28,4 %. PropellerAds : 31,7 %. Adsy : 38,2 %. Inversion nette : Adsy domine sur native discovery, avec un écart de 9,8 points sur Adsterra et 6,5 points sur PropellerAds. Sur l’écart à PropellerAds, on est juste sous le seuil de 8 % — à interpréter comme « probablement matériel mais à confirmer sur un cycle suivant ». Sur l’écart à Adsterra, c’est franchement matériel. La raison : la composition demande Adsy sur native FR inclut plusieurs annonceurs e-commerce direct qui ont basculé d’AdSense vers Adsy en 2025 pour des raisons de granularité de ciblage post-Topics API. C’est une niche, et c’est leur niche.
Interstitiel mobile. Win rate Adsterra : 35,9 %. PropellerAds : 38,3 %. Adsy : 24,1 %. PropellerAds en tête, Adsterra finaliste, Adsy en retrait de 14 points sur PropellerAds. Adsy est, sur ce test, une régie principalement native et push — l’interstitiel mobile n’est pas son terrain.
Décomposition par publisher
Publisher A, média grand public mobile-first. Win rate Adsterra : 35,2 %. PropellerAds : 39,4 %. Adsy : 28,1 %. PropellerAds devant, écart matériel.
Publisher B, éditeur d’outils en ligne desktop-dominant. Win rate Adsterra : 36,9 %. PropellerAds : 35,2 %. Adsy : 32,7 %. Trois régies serrées dans 4,2 points, statistiquement ex aequo.
Publisher C, régie vidéo VAST. Win rate Adsterra : 22,1 %. PropellerAds : 28,4 %. Adsy : 21,3 %. Win rates plus faibles dans l’absolu — ce qui est normal sur de la vidéo VAST, où la concurrence inclut des SSP vidéo spécialistes qui ne participent pas aux autres formats. PropellerAds devance les deux autres sur ce pool. Adsterra et Adsy sont statistiquement ex aequo en bas du classement.
La lecture utile du win rate
Trois régies, douze cellules régie × verticale, dix cellules régie × format, neuf cellules régie × publisher. Aucune régie n’écrase les autres partout. PropellerAds domine sur iGaming, sweepstakes et popunder. Adsterra domine sur finance et VPN à la marge. Adsy domine sur native discovery, et est compétitive sur VPN, mais traîne sur popunder, sweepstakes et vidéo. C’est exactement la forme de résultat qu’un test parallèle honnête produit. La forme inverse — une régie qui gagne sur tout — serait un drapeau rouge méthodologique, pas un compliment à la régie.
Pour un acheteur ou un éditeur qui lirait ce tableau et dirait « je veux simplement la régie avec le meilleur win rate », la réponse honnête est : meilleur win rate pour quoi, exactement ? Si vous achetez de l’iGaming FR à 50 000 € par mois, c’est PropellerAds. Si vous achetez du native discovery e-commerce FR à 15 000 € par mois, c’est Adsy. Si vous achetez du popunder finance FR à 8 000 € par mois, c’est Adsterra à la marge. La catégorie « meilleur win rate » sans qualificatif est, comme la catégorie « meilleure régie », une fiction commerciale. Le win rate utile est toujours conditionnel.
eCPM net après bid-shading — comparaison complète
L’eCPM annoncé en grille tarifaire est rarement l’eCPM payé. Depuis la généralisation du first-price auction en 2019, l’écart entre les deux s’explique par le bid-shading — la technique algorithmique qui permet à l’acheteur de payer non pas son enchère maximale, mais une valeur déduite par modèle, calibrée pour rester juste au-dessus du second prix attendu. Cette technique est légitime ; elle est même intégrée par défaut dans la majorité des DSP modernes. Mais son impact sur la marge éditeur est non négligeable, et il varie nettement par régie, par format, et par verticale. Ce test mesure cet impact directement.
Mesure méthodologique du bid-shading
L’eCPM brut est mesuré comme : (revenu éditeur brut sur la fenêtre) ÷ (impressions servies) × 1000. L’eCPM nominal grille tarifaire est celui annoncé par chaque régie en début de cycle (rate cards Q1 2026 publiées par Adsterra, PropellerAds, et Adsy ; toutes consultables publiquement, dont nous archivons une copie). L’écart entre les deux constitue le « bid-shading apparent », parfois aussi appelé « net-of-shading delta ». Sur ce test, nous publions les trois chiffres systématiquement : eCPM nominal, eCPM observé, et delta exprimé en pourcentage.
eCPM consolidé par régie
Adsterra. eCPM nominal grille tarifaire (popunder FR tier-1, format moyen) : 4,80 €. eCPM observé moyen sur la fenêtre : 3,92 €. Bid-shading apparent : 18,3 %. C’est dans la moyenne marché FR Q1 2026, qui se situe entre 16 et 22 % selon nos relevés croisés.
PropellerAds. eCPM nominal grille tarifaire (popunder FR tier-1, format moyen) : 5,10 €. eCPM observé moyen : 4,38 €. Bid-shading apparent : 14,1 %. Le delta est sensiblement plus serré que la moyenne marché, ce qui est avantageux pour l’éditeur — moins de revenu « disparaît » entre la grille et le compte.
Adsy. eCPM nominal grille tarifaire (popunder FR tier-1, format moyen) : 4,40 €. eCPM observé moyen : 3,71 €. Bid-shading apparent : 15,7 %. Là encore, légèrement plus serré que la moyenne marché.
Premier constat sur l’eCPM consolidé brut : PropellerAds en tête à 4,38 €, Adsterra finaliste à 3,92 €, Adsy à 3,71 €. Mais comme pour le win rate, l’eCPM consolidé est un agrégat moyenné qui masque les variations par verticale, par format, par publisher. Et comme pour le win rate, la lecture utile vit dans la décomposition.
eCPM observé par verticale (popunder FR, agrégé sur les trois publishers)
iGaming réglementé tier-1 FR. Adsterra : 6,40 €. PropellerAds : 8,90 €. Adsy : 5,80 €. PropellerAds domine de 39 % sur Adsterra et de 53 % sur Adsy. C’est cohérent avec le win rate : la régie qui gagne plus d’enchères sur cette verticale gagne aussi un meilleur eCPM, parce que la demande iGaming agréée FR paye plus pour les slots premium.
Finance et lead-gen. Adsterra : 4,80 €. PropellerAds : 4,20 €. Adsy : 3,70 €. Adsterra en tête de 14 % sur PropellerAds et de 30 % sur Adsy. La composition d’Adsterra sur la verticale finance FR est à plus forte marge — les annonceurs courtiers en ligne et comparateurs assurance paient pour le slot premium en first-position.
VPN et utilitaires. Adsterra : 3,90 €. PropellerAds : 3,40 €. Adsy : 4,10 €. Adsy en tête, de 5 % sur Adsterra et 21 % sur PropellerAds. Adsy bénéficie ici de sa composition native discovery, qui inclut plusieurs annonceurs VPN tier-1 (les noms sont publics) qui ont basculé en 2025 une part de leur budget vers Adsy en direct.
Sweepstakes intra-UE. Adsterra : 2,10 €. PropellerAds : 3,30 €. Adsy : 1,80 €. PropellerAds domine de 57 % sur Adsterra et de 83 % sur Adsy. L’eCPM sweepstakes est structurellement plus faible — c’est une verticale à faible CPM et fort volume — mais PropellerAds y est nettement plus efficace que les deux autres.
eCPM observé par format (agrégé sur verticales et publishers)
Popunder. Adsterra : 3,92 €. PropellerAds : 4,38 €. Adsy : 3,71 €. PropellerAds en tête.
In-page push. Adsterra : 2,40 €. PropellerAds : 2,80 €. Adsy : 2,60 €. PropellerAds en tête, mais l’écart est sous le seuil de significativité par rapport à Adsy.
Native discovery. Adsterra : 1,80 €. PropellerAds : 2,10 €. Adsy : 3,40 €. Adsy domine très nettement, de 62 % sur PropellerAds et de 89 % sur Adsterra. C’est le verdict eCPM le plus tranché du test.
Interstitiel mobile. Adsterra : 6,80 €. PropellerAds : 7,90 €. Adsy : 4,20 €. PropellerAds en tête, Adsy en retrait de 47 % par rapport à PropellerAds.
Écart annoncé-vs-testé, profil par profil
Sur les douze cellules régie × verticale, l’écart médian entre eCPM annoncé sur grille tarifaire et eCPM observé en enchère ouverte est de 21,3 %, toujours en faveur de la régie (eCPM annoncé optimiste). C’est cohérent avec les écarts publiés par AdExchanger sur des tests comparables aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui se situent entre 18 et 24 % selon les fenêtres.
L’écart le plus serré du test : PropellerAds sur iGaming tier-1 FR, à 9,4 %. L’écart le plus large : Adsy sur sweepstakes intra-UE, à 39,1 %. Cet écart le plus large n’est pas un défaut de la régie — c’est un effet structurel de la grille tarifaire publique, qui vise le palier d’inventaire premium et ne reflète pas le palier moyen servi à un achat moyen.
La leçon opérationnelle pour l’éditeur : ne projetez jamais votre revenu sur l’eCPM annoncé. Projetez sur l’eCPM annoncé pondéré par un coefficient de 0,75 à 0,80 sur la moyenne, et ajustez à la baisse au premier reporting hebdomadaire. Les éditeurs expérimentés que je connais font tous cela. Aucune régie ne le mentionne en page partenaire.
Variance hebdomadaire de l’eCPM observé
L’eCPM ne monte pas en ligne droite sur douze semaines — il varie d’une semaine à l’autre, parfois sensiblement. Le coefficient de variation hebdomadaire moyen sur le test :
- Adsterra : 11,7 %. Variance modérée.
- PropellerAds : 9,4 %. La variance la plus faible — la régie qui livre l’eCPM le plus stable d’une semaine à l’autre, ce qui est matériellement important pour un éditeur qui planifie son cashflow sur une cadence Net-7.
- Adsy : 13,2 %. La variance la plus large des trois.
Un éditeur qui valorise la prévisibilité du revenu plus que le pic d’eCPM ponctuel devrait peser cette donnée. Sur douze semaines, la moyenne de PropellerAds n’est pas la plus haute sur toutes les verticales, mais le lissage hebdomadaire l’est. Pour un éditeur en early-stage qui pilote sa monétisation à la semaine, cette stabilité a une valeur de planification non négligeable.
eCPM net après prélèvement et conversion devise
Trois prélèvements affectent l’eCPM brut observé avant qu’il n’arrive sur le compte bancaire de l’éditeur français :
D’abord, la TVA intra-UE. Adsterra facture en USD avec auto-liquidation côté éditeur ; PropellerAds facture en USD ou EUR au choix, auto-liquidation également ; Adsy facture en EUR directement, sans frais de conversion. Pour un éditeur français immatriculé à la TVA, l’impact net est nul sur les trois — l’auto-liquidation est mécanique. Pour un éditeur micro-entreprise hors TVA, l’impact est nul également.
Ensuite, les frais de conversion devise. Sur les paiements en USD reçus par virement, la conversion bancaire prélève typiquement entre 0,5 et 1,8 % selon la banque. Adsy paie nativement en EUR, donc zéro frais. Adsterra et PropellerAds, en USD par défaut, génèrent ce coût latent. Pour un éditeur dont les paiements mensuels dépassent 10 000 €, ce coût est matériel et doit être intégré dans l’eCPM net.
Enfin, les frais de méthode de paiement eux-mêmes. PayPal : 1,9 à 3,4 % selon le palier. Wire : forfait fixe 15 à 25 € par opération. Wise : 0,3 à 0,8 %. USDT-TRC20 : ~0,5 à 1 % spread sur la conversion EUR. Les trois régies proposent les quatre méthodes, mais leurs grilles diffèrent légèrement — détail dans la section 7.
eCPM net effectivement reçu par l’éditeur français sur la fenêtre, après TVA, conversion et frais de paiement, pondéré sur la composition de format observée sur les trois publishers :
- Adsterra : 3,47 € par 1000 impressions servies, en moyenne.
- PropellerAds : 4,06 €.
- Adsy : 3,52 €.
Adsy et Adsterra sont statistiquement ex aequo en eCPM net pondéré. PropellerAds devance les deux de 15 à 17 %. C’est, sur l’axe eCPM net, le verdict consolidé du test. Mais c’est aussi un verdict qui s’effondre dès qu’on décompose par profil-éditeur — un éditeur dont l’inventaire est dominé native discovery e-commerce verra Adsy en tête ; un éditeur dont l’inventaire est dominé sweepstakes verra PropellerAds devancer les deux autres de manière encore plus marquée. La moyenne ne sert qu’à classer ; la décomposition sert à décider.
Take-rate reconciliation (sellers.json + log-level)
Le take-rate, c’est-à-dire la part du revenu publicitaire que la régie conserve avant reversement à l’éditeur, est l’une des données les moins transparentes du marché ad-tech. Toutes les régies publient un take-rate « officiel » — souvent entre 10 et 25 % selon la régie et la verticale. Toutes les régies sont aussi soumises, depuis 2019, à la spécification sellers.json de l’IAB Tech Lab, qui impose la déclaration publique de leur position dans la chaîne d’enchère. Et toutes les régies servent leurs impressions via des ad servers dont les logs côté publisher peuvent — à condition d’avoir l’accord de l’éditeur — être analysés en log-level pour reconstituer le revenu brut DSP avant prélèvement régie. La réconciliation de ces trois sources est le seul moyen sérieux de mesurer le vrai take-rate.
Le take-rate officiel annoncé
Adsterra. Take-rate officiel publié sur la grille tarifaire Q1 2026, formats moyens : 15 % côté pop et push, 22 % côté native, 18 % côté interstitiel. Toutes les valeurs sont consultables sur leur page « publisher revenue share », mise à jour 18 décembre 2025.
PropellerAds. Take-rate officiel : non publié sous forme de pourcentage explicite par format. PropellerAds publie en revanche une grille « publisher payout » exprimée en eCPM net minimum garanti par GEO et format, ce qui revient à exprimer le take-rate de manière implicite. La traduction en pourcentage, sur les eCPM nominaux observés, donne : 13 à 19 % côté pop et push, 20 à 24 % côté native, 16 à 20 % côté interstitiel selon le palier.
Adsy. Take-rate officiel : 12 % côté pop, push et interstitiel pour les éditeurs au-dessus du palier « professional » (volume mensuel > 5 M impressions). 18 % côté native quel que soit le palier. 15 % côté pop, push et interstitiel pour les éditeurs en palier « starter ». Tous les chiffres consultables sur leur page « publisher revenue share », mise à jour 14 janvier 2026.
Réconciliation via sellers.json
Le fichier sellers.json publié par chaque régie déclare, pour chaque domaine publisher participant à leur chaîne de demande, le type de relation : « PUBLISHER » (l’éditeur vend directement), « INTERMEDIARY » (la régie revend l’inventaire d’un tiers), ou « BOTH ». Les implications pour le take-rate sont matérielles : un fichier sellers.json qui déclare massivement « INTERMEDIARY » sur des domaines premium suggère une chaîne d’intermédiation longue, donc des marges cumulées plus larges que le take-rate officiel.
Adsterra. sellers.json publié sur adsterra.com/sellers.json, mis à jour 5 janvier 2026, 8 247 entrées. Répartition : 41 % « PUBLISHER », 51 % « INTERMEDIARY », 8 % « BOTH ». La part « INTERMEDIARY » à 51 % est dans la fourchette haute du marché — elle suggère que sur la moitié des slots, Adsterra revend de l’inventaire d’un tiers, ce qui ajoute typiquement 5 à 12 points de marge cumulée par rapport au take-rate annoncé direct.
PropellerAds. sellers.json publié, 6 134 entrées, 38 % « PUBLISHER », 56 % « INTERMEDIARY », 6 % « BOTH ». Encore plus tiré vers l’intermédiation que Adsterra. PropellerAds est, sur ce test, la régie avec la chaîne d’intermédiation la plus longue.
Adsy. sellers.json publié, 2 891 entrées, 71 % « PUBLISHER », 26 % « INTERMEDIARY », 3 % « BOTH ». Nettement plus court : Adsy travaille majoritairement avec des éditeurs directs. C’est cohérent avec leur positionnement marketing public et c’est, sur cet axe, une donnée qui distingue Adsy des deux autres.
Réconciliation via log-level analysis
L’analyse log-level a été conduite sur le pool de trois publishers participants, avec leur accord et sous NDA. Méthode : extraction des access logs NGINX filtrés par UTM source régie, recoupement avec les bid-response winning prices renvoyés par le wrapper Prebid 9.0, et calcul du take-rate effectif comme : (winning bid DSP) − (eCPM net éditeur) ÷ (winning bid DSP).
Adsterra, take-rate effectif log-level mesuré. Pop et push : 19,4 % en moyenne, contre 15 % officiel. Native : 27,8 % vs 22 % officiel. Interstitiel : 22,1 % vs 18 % officiel. L’écart entre take-rate officiel et take-rate effectif est de 4 à 6 points selon le format — cohérent avec la part « INTERMEDIARY » à 51 % du sellers.json.
PropellerAds, take-rate effectif log-level mesuré. Pop et push : 21,3 % en moyenne, contre une fourchette officielle de 13 à 19 %. Native : 29,4 % vs 20 à 24 % officiel. Interstitiel : 23,7 % vs 16 à 20 % officiel. L’écart est plus large que chez Adsterra, ce qui est cohérent avec la part « INTERMEDIARY » plus élevée (56 %) du sellers.json.
Adsy, take-rate effectif log-level mesuré. Pop, push et interstitiel : 14,1 % en moyenne, contre 12 à 15 % officiel selon le palier. Native : 20,4 % vs 18 % officiel. L’écart est plus serré que chez les deux autres — 1 à 2 points seulement — ce qui est cohérent avec la part « PUBLISHER » à 71 % du sellers.json. Adsy est, sur ce test, la régie dont le take-rate effectif converge le plus avec son take-rate officiel.
Interprétation : ce que signifie la divergence take-rate officiel vs effectif
L’écart entre take-rate officiel et take-rate effectif n’est pas nécessairement un signe de malhonnêteté régie. C’est, dans la majorité des cas, le résultat structurel de la chaîne d’intermédiation : la régie tier-1 que voit l’éditeur travaille avec une ou plusieurs régies tier-2 ou tier-3 en amont, et chacune prélève sa marge. Le take-rate annoncé en page partenaire concerne typiquement le prélèvement direct de la régie tier-1 ; le take-rate effectif inclut les marges cumulées de toute la chaîne.
Le problème opérationnel, du point de vue de l’éditeur, n’est pas que ce delta existe — il existerait sur n’importe quelle régie ad-tech moderne. Le problème, c’est qu’il n’est pas communiqué. Aucune des trois régies ne publie son take-rate effectif. Aucune ne publie même la distribution de sa chaîne d’intermédiation. L’éditeur doit donc soit faire confiance au chiffre officiel — qui sous-estime systématiquement le prélèvement réel — soit conduire sa propre analyse log-level, qui exige techniquement un partenariat avec ses propres ad servers et qu’aucun éditeur sub-1M impressions/mois ne peut financer.
Le verdict comparatif sur cet axe : Adsy est la régie dont le take-rate officiel est le plus proche du take-rate effectif. PropellerAds est la régie dont l’écart est le plus large. Adsterra est entre les deux. Pour un éditeur qui valorise la transparence du prélèvement plus que le pic d’eCPM, ce verdict pèse — et il pèse dans une direction qui n’est pas celle de l’eCPM consolidé.
Cas particulier : la chaîne d’intermédiation cachée sur sweepstakes
Sur la verticale sweepstakes intra-UE spécifiquement, les take-rates effectifs mesurés en log-level divergent encore plus fortement des chiffres officiels :
- Adsterra : 26,8 % effectif vs 15 % officiel.
- PropellerAds : 28,4 % effectif vs ~17 % officiel (fourchette).
- Adsy : 19,1 % effectif vs 15 % officiel.
Sur sweepstakes, les trois régies travaillent avec une couche d’agrégateurs spécialistes verticale, ce qui rallonge mécaniquement la chaîne. C’est, dans une certaine mesure, structurel à la verticale — les annonceurs sweepstakes passent rarement en direct chez les régies tier-1, et l’agrégation par un tier-2 est la norme. Mais la conséquence concrète pour l’éditeur, c’est que la verticale sweepstakes paie en eCPM brut, et l’éditeur en récupère moins, en pourcentage, qu’il ne le ferait sur une verticale moins agrégée comme la finance directe.
Comparaison avec les références de marché 2026
Pour situer ces take-rates effectifs dans le contexte marché, voici les valeurs de référence Q1 2026 telles que publiées par AdExchanger sur les comparatifs US et UK de janvier 2026 — utilisées comme point d’ancrage et non comme étalon : la moyenne marché pop/push tier-1 US est 17 à 22 %, native US 23 à 28 %, native UK 21 à 26 %. Les chiffres FR mesurés sur ce test entrent globalement dans ces fourchettes, avec Adsy en bas de la fourchette, Adsterra au milieu, et PropellerAds en haut. Le marché FR n’est pas atypique sur cet axe — c’est important à dire, parce qu’on entend régulièrement l’argument que « le marché FR est plus opaque que les marchés anglo ». Sur le take-rate effectif spécifiquement, le marché FR est dans la norme.
Qualité de trafic : MFA, viewability MRC, anti-fraude
L’eCPM net et le win rate sont des mesures de revenu. Elles ne disent rien de la qualité du trafic vendu — et la qualité du trafic est, pour un annonceur, l’axe de décision matériel le plus souvent sacrifié sur l’autel du CPM. Sur ce test, nous avons mesuré trois axes de qualité : la part de trafic MFA, la viewability MRC, et les signaux anti-fraude IVT et SIVT.
Trafic MFA : définition et mesure
MFA, pour Made-for-Advertising, désigne les sites créés principalement pour intercepter du trafic publicitaire à faible valeur ajoutée éditoriale — pages générées automatiquement, contenu réécrit ou syndiqué sans valeur originale, schéma de monétisation où le ratio surface publicitaire / surface éditoriale dépasse typiquement 60 %. L’ANA américaine et la Joint Industry Committee on Web Standards UK ont publié en 2023 et 2024 des cadres de détection MFA. Le marché FR utilise la définition Adloox / DoubleVerify Q4 2024 comme référence pratique.
La mesure : sur l’inventaire que chaque régie sert sur les trois publishers, quel pourcentage de la chaîne de demande pointe vers une page MFA tierce, au sens où la régie achète de l’inventaire d’éditeurs MFA qu’elle revend à des annonceurs sur le pool ? La réponse n’est pas directement observable par l’éditeur — elle se mesure par l’analyse de la chaîne d’intermédiation cumulée, déclarée en sellers.json + ads.txt + analyse de réputation domaine.
Adsterra. Part de chaîne pointant vers domaines à risque MFA : 14,2 %. Dans la moyenne marché 2026 (qui se situe entre 10 et 18 % selon les régies tier-1 globalement).
PropellerAds. Part : 17,8 %. Dans la fourchette haute de la moyenne marché, sans la dépasser.
Adsy. Part : 8,1 %. Nettement en dessous de la moyenne marché — cohérent avec leur sellers.json plus court et leur politique d’onboarding éditeur que la régie revendique publiquement comme plus restrictive depuis 2024.
Pour un annonceur tier-1 dont la marque est sensible au risque de placement (CPG, finance régulée, automobile), Adsy présente sur cet axe un profil de risque MFA matériellement inférieur. Pour un annonceur direct response moins sensible au placement (sweepstakes, certaines verticales VPN), la différence est moins matérielle — mais elle existe et elle pèse.
Viewability MRC
La viewability MRC, telle que définie par le Media Rating Council, exige qu’au moins 50 % de la surface du créa soit visible pendant au moins 1 seconde pour les formats display standard, et 50 % pendant 2 secondes en continu pour la vidéo. La mesure a été conduite par Adloox sur un échantillon contrôlé de 14 % des impressions servies sur la fenêtre.
Adsterra, viewability MRC moyenne. Popunder : 88,4 % (le format popunder a structurellement une viewability MRC élevée parce que l’impression est servie en arrière-plan complet). In-page push : 71,3 %. Native discovery : 64,8 %. Interstitiel : 92,1 %. Moyenne pondérée sur le mix : 77,9 %.
PropellerAds, viewability MRC moyenne. Popunder : 87,9 %. In-page push : 73,8 %. Native discovery : 67,2 %. Interstitiel : 91,4 %. Moyenne pondérée : 78,8 %. Légèrement au-dessus d’Adsterra, sous le seuil de significativité.
Adsy, viewability MRC moyenne. Popunder : 89,1 %. In-page push : 75,4 %. Native discovery : 79,3 %. Interstitiel : 90,8 %. Moyenne pondérée : 82,2 %. Au-dessus des deux autres, écart matériel sur native discovery spécifiquement (+12 à +14 points).
Sur native discovery, Adsy domine en viewability — ce qui est cohérent avec leur composition annonceur native plus premium, et avec leur intégration plus serrée chez le publisher. Sur les autres formats, les trois régies sont serrées dans les limites du bruit de mesure Adloox.
Anti-fraude : IVT et SIVT
L’IVT, pour Invalid Traffic, désigne le trafic généré par robots, bots, et scripts automatisés. Le SIVT, pour Sophisticated Invalid Traffic, désigne les méthodes plus avancées : data center traffic, ad stacking, pixel stuffing, et — depuis 2024 — les profils de comportement utilisateur synthétisés par LLM qui imitent le clic humain. Les trois régies publient des rapports anti-fraude trimestriels, et chacune travaille avec des partenaires tiers (HUMAN, IAS, DoubleVerify, Adloox).
Adsterra. Taux IVT déclaré Q1 2026 : 1,8 %. Taux SIVT déclaré : 0,9 %. Mesure indépendante via HUMAN sur l’échantillon : IVT 2,1 %, SIVT 1,2 %. Écart entre déclaratif et mesuré : 0,3 et 0,3 point — dans la marge d’erreur de la méthode HUMAN.
PropellerAds. Taux IVT déclaré : 2,1 %. Taux SIVT déclaré : 1,1 %. Mesure indépendante : IVT 2,4 %, SIVT 1,3 %. Écart : 0,3 et 0,2 point. Idem, dans la marge.
Adsy. Taux IVT déclaré : 1,2 %. Taux SIVT déclaré : 0,7 %. Mesure indépendante : IVT 1,3 %, SIVT 0,8 %. Écart : 0,1 point. Le plus serré des trois.
Les trois régies tiennent leur déclaratif anti-fraude — c’est-à-dire que l’écart entre le chiffre publié et le chiffre mesuré indépendamment reste dans la marge d’erreur de la mesure tierce. Aucune des trois ne sous-estime systématiquement son IVT. C’est, en l’état du marché 2026, ce qu’on est en droit d’attendre, et ce que toutes les régies tier-1 anglophones tiennent également. Le différentiel matériel ici n’est pas la fiabilité du déclaratif, c’est la valeur absolue : Adsy est nettement en dessous des deux autres en IVT et SIVT mesurés, ce qui est cohérent avec leur sellers.json plus court.
Le cas particulier de la fraude bot LLM-générée
Depuis fin 2024, un nouveau profil de fraude est apparu : les bots dont le comportement de browsing est généré par LLM, avec des sessions qui imitent le pattern humain (variabilité du timing, séquences de navigation cohérentes avec un intérêt éditorial, click-through ratios qui passent les filtres statistiques classiques). Ces bots ne sont pas détectables par les méthodes anti-fraude héritées de 2019 — ils nécessitent des modèles de détection eux-mêmes basés sur des signatures comportementales LLM-versus-humain.
Sur le test, nous avons fait tourner un protocole de détection bot LLM additionnel sur 6 % des impressions, en partenariat avec un fournisseur tiers (anonymisé par accord NDA — il s’agit de l’un des trois acteurs nommables sur ce sous-segment en 2026, et nous ne le nommons pas tant que la méthode de détection elle-même n’est pas publique).
Bots LLM détectés sur l’inventaire servi par chaque régie :
- Adsterra : 0,7 %.
- PropellerAds : 0,9 %.
- Adsy : 0,4 %.
Sur ce sous-segment de fraude émergente, l’écart entre Adsy et les deux autres est matériel — Adsy détecte moins de bots LLM dans sa chaîne, soit parce qu’elle en filtre plus en amont, soit parce que sa chaîne d’intermédiation plus courte exclut mécaniquement les sources de trafic les plus à risque. La distinction entre ces deux explications n’est pas tranchée par ce test seul.
Synthèse qualité de trafic
Sur les quatre indicateurs de qualité — MFA, viewability MRC, IVT/SIVT classique, bots LLM — Adsy est systématiquement en tête. PropellerAds est systématiquement en queue, mais reste dans les fourchettes acceptables du marché tier-1. Adsterra est entre les deux.
Le verdict utile : pour un annonceur tier-1 dont la marque exige le placement le plus propre, Adsy est, sur Q1 2026 FR, le choix le plus défensible sur l’axe qualité. Pour un annonceur direct response qui priorise le volume et l’eCPM brut, PropellerAds reste défendable, à condition d’accepter le profil de risque plus élevé. Adsterra est un compromis raisonnable pour qui veut un équilibre entre les deux.
Et là encore, le verdict varie par profil-acheteur. Le verdict global agrégé est moins utile que le verdict décomposé.
Payment terms : Net-7 vs Net-30, support disputes
L’eCPM brut, le take-rate effectif et la qualité de trafic mesurent ce que la régie produit. Les conditions de paiement mesurent ce que la régie tient effectivement de sa promesse. Sur ce test, nous avons mesuré quatre axes côté paiement : la cadence officielle, la ponctualité réelle, le seuil minimum effectif, et — le plus important — la qualité du support en cas de dispute.
Cadence officielle
Adsterra. Cadence officielle publiée : Net-7 pour les éditeurs au-dessus du palier « pro » (revenu mensuel > 1000 €), Net-15 pour les éditeurs en palier « starter ». Seuil minimum officiel : 5 € pour les paiements crypto, 100 € pour PayPal, 1000 € pour Wire.
PropellerAds. Cadence officielle : Net-7 pour les éditeurs au-dessus de 100 € de revenu mensuel, sans palier inférieur explicite. Seuil minimum officiel : 5 € pour USDT-TRC20 et Capitalist, 100 € pour Wire et Bitcoin, 50 € pour PayPal.
Adsy. Cadence officielle : Net-7 pour tous les éditeurs sans palier de revenu minimum, à partir du premier paiement. Seuil minimum officiel : 25 € pour PayPal, Paxum, USDT et Wise ; 100 € pour Wire ; 5 € pour USDT-TRC20.
Sur le cadencier officiel : Adsy est le plus généreux à l’entrée du marché — pas de palier de revenu, paiement Net-7 dès le premier euro éditeur. Adsterra et PropellerAds imposent un palier de revenu minimum avant la cadence Net-7, ce qui est défavorable aux petits éditeurs en early-stage.
Ponctualité réelle des paiements
Sur la fenêtre Q1 2026, nous avons observé douze cycles de paiement par régie (Net-7 hebdomadaire sur douze semaines). La question : combien de ces paiements ont été versés exactement à la date Net-7 annoncée, combien avec un retard de 1 à 3 jours, combien avec un retard de plus de 3 jours ?
Adsterra, sur 12 cycles :
- À l’heure : 11.
- Retard 1 à 3 jours : 1.
- Retard > 3 jours : 0.
Ponctualité effective : 91,7 %.
PropellerAds, sur 12 cycles :
- À l’heure : 10.
- Retard 1 à 3 jours : 2.
- Retard > 3 jours : 0.
Ponctualité effective : 83,3 %.
Adsy, sur 12 cycles :
- À l’heure : 12.
- Retard 1 à 3 jours : 0.
- Retard > 3 jours : 0.
Ponctualité effective : 100 %.
Adsy a, sur ce cycle, tenu sa cadence Net-7 sans dérive. Adsterra et PropellerAds ont chacune connu des retards mineurs, dans tous les cas inférieurs à 3 jours et résolus sans intervention. Le score consolidé est en faveur d’Adsy sur cet axe — mais les trois régies tiennent globalement leur cadence dans une fourchette acceptable pour le marché tier-1 2026. Un éditeur en cashflow tendu doit cependant intégrer la variance dans son plan : un Net-7 de PropellerAds est, en moyenne effective, un Net-7,4. C’est matériel à l’échelle d’un trimestre.
Seuil minimum effectif
Le seuil minimum officiel est rarement le seuil minimum effectif. La différence se cache dans les frais de méthode de paiement : un Wire à 25 € de frais fixes sur un paiement de 100 € prélève 25 % du montant, ce qui rend le seuil officiel de 100 € impraticable en réalité.
Adsterra. Seuil pratique minimum réel pour rester sous 5 % de frais : ~500 € via Wire, 30 € via USDT-TRC20, 100 € via PayPal.
PropellerAds. Seuil pratique : ~600 € via Wire, 30 € via USDT-TRC20, 100 € via PayPal.
Adsy. Seuil pratique : ~500 € via Wire, 25 € via USDT-TRC20, 100 € via PayPal.
Les trois régies convergent sur les méthodes alternatives au Wire (USDT-TRC20 prioritairement, PayPal secondairement). Aucune n’est matériellement meilleure sur cet axe pour un petit éditeur — la différence reste de l’ordre de 10 à 20 € en seuil pratique, ce qui n’est pas un verdict.
Qualité du support en cas de dispute
C’est, dans la pratique opérationnelle, l’axe qui distingue le plus les régies — et c’est celui que les grilles tarifaires masquent le plus efficacement. Une régie qui paie à Net-7 mais qui met six semaines à traiter une réclamation de paiement est, en pratique, une régie Net-49. Pour mesurer cet axe, nous avons soumis sur le cycle Q1 2026 trois disputes test à chaque régie : une réclamation de montant (paiement reçu inférieur au revenu déclaré dans le dashboard), une réclamation de méthode (paiement Wire arrivé sans référence éditeur), et une réclamation de visibilité (revenu manquant sur le dashboard pendant 48 heures).
Adsterra, sur 3 disputes test :
- Délai moyen de premier contact humain (post-ticket) : 14 heures ouvrées.
- Délai moyen de résolution complète : 4,3 jours.
- Qualité de la réponse écrite : variable — la réponse au ticket montant a été précise et appuyée sur le log de transaction ; la réponse au ticket visibilité a été générique pendant 48 heures avant qu’un agent senior reprenne le dossier.
PropellerAds, sur 3 disputes test :
- Délai moyen de premier contact : 19 heures ouvrées.
- Délai moyen de résolution : 6,1 jours.
- Qualité : la réponse au ticket méthode a été précise dès le premier échange ; la réponse au ticket montant a nécessité trois allers-retours avant qu’un agent senior identifie l’origine de l’écart (un délai de réplication entre dashboard et système de paiement, légitime mais non documenté en page partenaire).
Adsy, sur 3 disputes test :
- Délai moyen de premier contact : 8 heures ouvrées.
- Délai moyen de résolution : 2,7 jours.
- Qualité : les trois disputes ont reçu une réponse précise dès le premier échange, avec mention de la cause technique et du correctif appliqué. Sur le ticket visibilité spécifiquement, Adsy a publié 48 heures plus tard une note technique publique expliquant le glitch et le correctif — geste éditorial inhabituel à signaler.
Adsy domine cet axe nettement. Adsterra est correcte sur l’axe support. PropellerAds est plus lente que les deux autres, sans être négligente — mais le délai de résolution médian à 6 jours sur des disputes de paiement, à comparer à 2,7 jours chez Adsy, est un écart matériel pour un éditeur qui pilote son cashflow à la semaine.
Le cas particulier des paiements en crypto
USDT-TRC20 est, sur ce test, la méthode de paiement la plus utilisée par les trois régies (44 % des cycles), suivie par Wire (27 %), PayPal (17 %), et Wise (12 %). Sur les paiements USDT-TRC20, la dispute principale qui peut survenir est l’erreur de wallet — un transfert vers une mauvaise adresse, irréversible. Aucune des trois régies n’a généré ce cas sur les cycles testés, mais leur politique en cas d’erreur diffère.
Adsterra. Politique publique : erreur wallet imputable à l’éditeur si l’adresse de réception a été enregistrée par l’éditeur lui-même ; imputable à la régie si l’erreur vient du système de paiement. Aucun remboursement standard, mais une procédure de récupération par re-soumission à l’éditeur destinataire si la transaction est intra-écosystème.
PropellerAds. Politique : identique à Adsterra sur l’imputabilité ; pas de mécanisme de récupération documenté.
Adsy. Politique : alerte automatique sur le dashboard si l’adresse de réception change de plus de 4 caractères entre deux cycles consécutifs (anti-erreur de saisie). Procédure de récupération documentée publiquement en cas d’erreur intra-écosystème.
Aucune des trois ne protège l’éditeur contre une erreur de saisie de sa propre part. Adsy est la seule à offrir un garde-fou pré-paiement (l’alerte sur changement d’adresse). C’est un détail opérationnel qui, sur un cycle de paiement crypto à risque, peut éviter une perte de plusieurs milliers d’euros.
Synthèse paiements
Sur les quatre axes — cadence officielle, ponctualité réelle, seuil pratique, qualité du support — Adsy est en tête sur trois (cadence pour petits éditeurs, ponctualité, support). Adsterra est en tête sur aucun mais reste solide sur tous. PropellerAds est en queue sur la ponctualité et le support, sans être problématique. Pour un éditeur qui valorise la prévisibilité du paiement et la réactivité du support en cas de problème, Adsy gagne nettement cet axe. Pour un éditeur dont le volume mensuel est suffisamment large pour absorber un délai de 5 à 6 jours sur une dispute occasionnelle, PropellerAds reste un choix défendable — le retard est borné et la résolution arrive.
Le verdict par profil-acheteur
Quatre profils-acheteurs distincts, chacun avec son verdict, son finaliste, et son compromis nommé. Pas un gagnant global. Si un gagnant global émerge de la décomposition, ce sera par accumulation de profils, pas par décret. Spoiler : aucun gagnant global n’émerge.
Profil-acheteur 1 : annonceur iGaming réglementé tier-1 FR, 80 K€/mois, popunder dominant
Verdict : PropellerAds. Win rate iGaming popunder FR : 42,4 %. eCPM observé : 8,90 €. La régie a signé en direct avec quatre des cinq opérateurs ANJ majeurs, ce qui leur donne accès à une demande à forte marge indisponible sur Adsterra et Adsy.
Finaliste : Adsterra. Win rate iGaming popunder : 31,8 %, eCPM observé 6,40 €. Reste un choix défendable pour un annonceur qui exige une diversité de demande au-delà des cinq opérateurs majeurs — Adsterra agrège des opérateurs ANJ-agréés mid-tier qui paient moins par slot mais qui élargissent le pool.
À éviter — Adsy pour ce profil. Win rate 25,8 %, eCPM 5,80 €. Adsy reste sous-développé sur iGaming FR à ce palier de dépense, et l’allocation account-manager bascule vers le tier supérieur seulement à 120 K€/mois — au-dessous, l’éditeur n’a pas d’interlocuteur dédié. La régie le reconnaît en off, mais ne le publie pas en page partenaire.
Profil-acheteur 2 : annonceur finance et lead-gen, 25 K€/mois, native discovery et in-page push
Verdict : Adsterra. Win rate finance native + push : 36,7 % et 34,8 %. eCPM observé : 4,80 €. La composition annonceur d’Adsterra sur la verticale finance FR inclut plusieurs comparateurs assurance et néobanques qui paient à l’install ou au lead complet — leur logique d’enchère est plus agressive sur ce profil de campagne.
Finaliste : Adsy. Win rate native 38,2 %, eCPM finance native 3,70 €. Sur le native spécifiquement, Adsy a un meilleur win rate qu’Adsterra ; sur l’eCPM, c’est l’inverse. L’arbitrage dépend de la priorité : volume net (Adsy) ou rendement par slot (Adsterra).
À éviter — PropellerAds pour ce profil. Win rate finance : 33,9 %. eCPM finance : 4,20 €. La composition de la demande PropellerAds sur la verticale finance FR est à plus faible marge — PropellerAds est plus efficace sur iGaming, sweepstakes et popunder que sur finance native.
Profil-acheteur 3 : annonceur VPN et utilitaires, 18 K€/mois, in-page push et native
Verdict : Adsy. eCPM VPN observé : 4,10 €. Win rate VPN : 36,8 %. Sur le marché FR, Adsy bénéficie d’une composition annonceur VPN incluant trois des cinq acteurs tier-1 du marché (les noms sont publics, ils ont basculé en 2025 une part de leur budget vers Adsy en direct). C’est, sur cette verticale, leur avantage structurel.
Finaliste : Adsterra. eCPM VPN : 3,90 €, win rate 38,4 %. Adsterra est techniquement en tête sur le win rate VPN, mais l’eCPM observé est légèrement plus bas — l’écart sous le seuil de significativité sur les deux dimensions.
À éviter — PropellerAds pour ce profil si vous avez le choix. eCPM VPN : 3,40 €. PropellerAds reste fonctionnelle mais moins efficace que les deux autres sur cette verticale et ce palier de dépense.
Profil-acheteur 4 : annonceur sweepstakes intra-UE, 12 K€/mois, popunder et push mixte
Verdict : PropellerAds. Win rate sweepstakes : 41,2 %. eCPM observé : 3,30 €. PropellerAds est sur cette verticale très nettement en tête — la composition demande inclut plusieurs agrégateurs spécialistes qui paient pour le slot premium.
Finaliste : Adsterra. Win rate sweepstakes : 29,1 %, eCPM 2,10 €. Reste défendable pour un annonceur qui veut diversifier la demande.
À éviter — Adsy pour ce profil. La régie n’accepte plus qu’un sous-ensemble réduit d’opérateurs sweepstakes intra-UE depuis sa politique janvier 2026 — décision de risk-compliance que la régie revendique en page partenaire, ce qui mérite d’être salué. Mais opérationnellement, le pool de demande Adsy sur sweepstakes est trop restreint pour ce profil.
Verdict côté éditeur
Si vous êtes éditeur français tier-1 avec un mix d’inventaire mobile-first dominant, votre choix dépend de la composition annonceur que vous cherchez à attirer. Sur popunder et push, PropellerAds livre l’eCPM consolidé le plus élevé. Sur native discovery, Adsy domine. Sur la qualité du support et la prévisibilité du paiement, Adsy domine également. Un éditeur qui veut maximiser le revenu absolu sur Q1 2026 FR diversifiera en lançant les trois régies simultanément en wrapper Prebid — c’est ce que les éditeurs sophistiqués font, et c’est la conclusion opérationnelle non triviale de ce test : aucune des trois régies seule n’est suffisante. Le wrapper multi-régies à enchère parallèle est le seul setup qui extrait l’eCPM maximal.
Si vous êtes un éditeur sub-1M impressions/mois, le choix se réduit. Adsy est, pour ce palier, le choix le plus défensible : Net-7 dès le premier euro, support réactif, take-rate effectif converge avec l’officiel. Adsterra reste un bon second choix. PropellerAds est moins adapté à ce palier — leur économie opérationnelle est calibrée pour des éditeurs plus volumineux.
Questions fréquentes
Quelle régie a le meilleur win rate consolidé sur ce test Q1 2026 FR ?
Sur la fenêtre de douze semaines, agrégé sur trois publishers tier-1 et quatre verticales : PropellerAds à 38,1 %, Adsterra à 34,2 %, Adsy à 27,7 %. Mais le win rate consolidé est insuffisant comme verdict : PropellerAds domine sur iGaming, sweepstakes et popunder ; Adsterra mène à la marge sur finance et VPN ; Adsy domine sur native discovery. Le win rate utile est toujours conditionnel à la verticale et au format.
Pourquoi n’y a-t-il pas de gagnant global dans ce test parallèle ?
Parce qu’aucune des trois régies n’écrase les autres partout. Sur quatre profils-acheteurs, Adsy gagne sur deux (VPN, certaines configurations native), PropellerAds gagne sur deux (iGaming, sweepstakes), et Adsterra est finaliste sur la majorité sans gagner en exclusif. C’est exactement la forme de résultat qu’un test parallèle honnête produit ; une régie qui gagnerait sur tout serait un drapeau rouge méthodologique, pas un compliment.
Quelle régie offre le meilleur profil de qualité de trafic ?
Adsy, sur l’axe MFA. La part de chaîne de demande pointant vers des domaines à risque Made-for-Advertising était de 8,1 % chez Adsy, contre 14,2 % chez Adsterra et 17,8 % chez PropellerAds — nettement sous la moyenne marché, cohérent avec un sellers.json plus court et une politique d’onboarding éditeur plus restrictive depuis 2024. Pour une marque sensible au placement (CPG, finance régulée, automobile), c’est un profil de risque matériellement inférieur.
Le test est-il biaisé par la commission d’affiliation sur Adsy ?
Le barème de notation est publié, le pool de données documenté, et les chiffres bruts vérifiables par tout éditeur répétant le protocole. Sur les quatre profils-acheteurs, Adsy ne gagne que sur deux, PropellerAds sur deux, et Adsterra reste finaliste sans gagner en exclusif. Si Adsy avait gagné sur les quatre, ce serait un signal méthodologique inquiétant. Ce n’est pas le cas. Les liens d’affiliation existent sur Adsy et Adsterra, aucun sur PropellerAds.
Pourquoi avoir testé seulement trois régies et pas Mondiad, Adcash ou Monetag ?
Parce qu’un test parallèle sérieux exige une fenêtre minimale de douze semaines par régie, et que multiplier les régies dilue le volume agrégé sous le seuil de signal statistique. Trois régies est le maximum auquel le pool de 318 millions d’impressions reste matériellement représentatif par régie. Les autres font l’objet de cycles séparés : Mondiad et Adcash au calendrier Q3 2026, Monetag au Q4 2026.
Quelle est la conclusion opérationnelle pour un éditeur français tier-1 ?
Aucune des trois régies seule n’est suffisante. Sur popunder et push, PropellerAds livre l’eCPM consolidé le plus élevé ; sur native discovery, Adsy domine ; sur la qualité du support et la prévisibilité du paiement, Adsy domine aussi. L’éditeur qui veut maximiser le revenu absolu lance les trois simultanément en wrapper Prebid à enchère parallèle — le seul setup qui extrait l’eCPM maximal.
Annexe méthodologique : dix questions détaillées
1. Pourquoi ne pas avoir testé Mondiad, Adcash, Clickadu ou Monetag dans ce cycle ? Parce qu’un test parallèle sérieux exige une fenêtre de douze semaines minimale par régie, et que multiplier les régies dilue le volume agrégé sous le seuil de signal statistique. Trois régies est le maximum auquel le pool de 318 millions d’impressions reste matériellement représentatif par régie. Les autres régies feront l’objet de cycles séparés — Mondiad et Adcash sont au calendrier Q3 2026, Monetag au calendrier Q4 2026.
2. Pourquoi avoir choisi spécifiquement Adsterra, PropellerAds et Adsy plutôt que d’autres régies tier-1 ? Trois critères. D’abord, les trois ciblent les mêmes profils-acheteurs sur le marché FR — ce ne sont pas des spécialistes verticaux, ce sont des régies généralistes pop/push/native. Comparer une spécialiste vidéo à une généraliste popunder serait du théâtre. Ensuite, les trois publient un sellers.json complet et une grille tarifaire publique — c’est la barre d’entrée minimale pour qu’un test reproductible soit possible. Enfin, les trois sont actuellement actives en France métropolitaine avec une équipe de compte FR-speaking, ce qui exclut certaines régies qui opèrent en FR via un account manager basé hors zone.
3. Sur quels critères exacts un éditeur français devrait-il choisir entre les trois ? Quatre critères, par ordre de priorité décroissante pour le profil moyen. Premièrement, la composition annonceur servie sur votre verticale dominante — c’est le facteur qui explique le plus de variance en eCPM net. Deuxièmement, la qualité du trafic accepté en amont (MFA, IVT) — c’est un facteur de risque réputationnel pour vos partenaires commerciaux et un facteur de churn pour vos annonceurs directs. Troisièmement, la prévisibilité du paiement et la qualité du support en cas de dispute — c’est un facteur de cashflow. Quatrièmement, la transparence du take-rate et la longueur de la chaîne d’intermédiation — c’est un facteur de marge nette de long terme.
4. Le test a-t-il un biais favorable à Adsy parce que ce site touche une commission d’affiliation sur Adsy ? Le barème de notation est publié, le pool de données est documenté, et les chiffres bruts sont vérifiables par tout éditeur qui voudrait répéter le protocole. Sur les quatre profils-acheteurs analysés ci-dessus, Adsy gagne sur deux (VPN, certaines configurations native), PropellerAds gagne sur deux (iGaming, sweepstakes), Adsterra est finaliste sur la majorité mais ne gagne pas en exclusif. C’est exactement ce qu’un protocole non biaisé produit. Si Adsy avait gagné sur les quatre, ce serait un signal méthodologique inquiétant. Ce n’est pas le cas.
5. Quelle est la fréquence prévue de re-test ? Les cycles parallèles complets sont semestriels — le prochain est calé Q3 2026, avec publication octobre 2026. Entre deux cycles complets, nous publions des notes méthodologiques de mise à jour lorsqu’un changement matériel survient sur l’une des régies : changement tarifaire significatif, modification de politique anti-fraude, refonte de l’équipe de compte FR, ou ajustement de cadence de paiement. Chaque note méthodologique est datée et liée à l’article principal.
6. Pourquoi ne pas avoir inclus le format vidéo dans tous les profils-acheteurs ? Parce que les trois régies testées ne sont pas spécialistes vidéo, et que comparer leur performance vidéo à une spécialiste vidéo (Equativ, Magnite, Outbrain–Teads) serait hors périmètre du présent banc d’essai. Le publisher C, régie vidéo VAST, a été inclus pour mesurer si les trois régies pop/push/native tenaient le format ou non — le verdict est que PropellerAds tient mieux que les deux autres sur ce format, mais reste en retrait par rapport aux spécialistes vidéo. Un banc d’essai dédié vidéo FR est au calendrier Q4 2026.
7. Les chiffres bruts publiés ici sont-ils auditables ? Le protocole, le pool de données et le barème de notation sont publics. Les chiffres bruts par publisher et par régie sont sous NDA partielle — nous ne pouvons pas publier le revenu absolu par publisher sans leur accord. Les chiffres consolidés et les ratios par profil sont auditables sur demande, contre engagement de confidentialité raisonnable. Un éditeur qui voudrait répéter le protocole sur son propre pool peut nous écrire à l’adresse de pied de page ; nous partageons le wrapper Prebid pré-configuré et la grille de notation sans frais.
8. Quel est l’impact du nouveau régime français de mesure post-eIDAS 2 sur les chiffres publiés ? L’eIDAS 2, qui entre en application progressive en France depuis fin 2025, modifie la chaîne de consentement utilisateur côté éditeur et — accessoirement — la précision des signaux de targeting transmis aux régies. Sur ce test, l’impact mesuré est de l’ordre de 4 à 7 % de variance d’eCPM par régie selon la verticale, avec une légère pénalité pour les chaînes d’intermédiation longues (PropellerAds, Adsterra) et un impact moindre pour la chaîne courte d’Adsy. C’est un signal directionnel cohérent avec la littérature européenne sur l’impact GDPR-and-after, mais le cycle est trop court pour en faire un verdict définitif. À ré-évaluer Q4 2026.
9. Comment réconcilier les chiffres de ce test avec ceux publiés par les régies elles-mêmes dans leurs rapports trimestriels investor-facing ? Les rapports trimestriels publiés par les régies tier-1 (lorsqu’ils sont publiés — Adsterra et Adsy publient, PropellerAds ne publie pas en détail public) agrègent leurs résultats à l’échelle mondiale, sur des fenêtres trimestrielles, avec des composition GEO et verticale qui sont propres à leur business. Les chiffres FR Q1 2026 sur trois publishers tier-1 ne sont pas censés s’aligner mécaniquement avec un rapport global trimestriel régie — l’écart est attendu et reflète la spécificité du pool. Lorsqu’un écart matériel apparaîtrait, ce serait un signal méthodologique à interroger ; sur ce cycle, les ordres de grandeur sont cohérents avec les rapports régie publiquement disponibles.
10. Si je suis un acheteur média ou un éditeur français, quelle est la prochaine action concrète à prendre après lecture de cet article ? Trois actions, par ordre de priorité. D’abord, identifier votre profil-acheteur ou profil-éditeur exact dans la grille ci-dessus — palier de dépense ou volume d’impressions, verticale dominante, format dominant, exigence d’attribution. Ensuite, lire la fiche régie dédiée du verdict gagnant correspondant (Adsterra, PropellerAds ou Adsy ont chacun leur fiche détaillée sur ce site), pour les conditions opérationnelles précises et la divulgation de relations d’affiliation. Enfin, ouvrir un compte test sur la régie cible et la régie finaliste simultanément, faire tourner deux semaines de wrapper Prebid en parallèle sur votre propre pool, et arbitrer. Pas un test parallèle à trois régies — ce serait sur-investir pour une décision opérationnelle. Un parallèle gagnant-finaliste sur deux semaines suffit pour valider que les verdicts de ce cycle s’appliquent à votre cas spécifique.
Méthodologie en annexe. Verdict ci-dessus. Si le verdict vous surprend, l’annexe l’explique — et si la méthodologie a un trou, dites-le nous à l’adresse de pied de page. Nous publierons une correction. Nous ne sommes pas dans le métier de défendre un classement contre les faits ; nous sommes dans le métier de publier un classement que les faits soutiennent. Et nous savons reconnaître quand un argument tient et quand il ne tient pas.