Display Banners
Comparatif des régies display banner face au native et au in-page push. eCPM, fill-rate et reach sourcés — méthodologie en annexe.
Ce que c’est
L’unité display IAB classique — 300×250, 728×90, 160×600, 320×50, 468×60 — variantes mobile et desktop, demande tier-1 et tier-2 toujours disponible. Le format sur lequel le reste de l’industrie s’est construit, et celui qu’on enterre trop tôt à intervalles réguliers.
Le cadrage comparatif
Le banner est l’unité que les revues comparatives méprisent le plus, généralement pour des raisons qui ne survivent pas à la confrontation avec les chiffres. Trois match-ups à mener.
- Banner face au native. Le native gagne sur l’engagement par impression d’une marge large ; le banner gagne sur l’étendue d’inventaire et la demande toujours disponible. Sur un achat parallèle tier-1 UE au Q2 2024, le native a délivré environ 3,5× le CTR du banner sur inventaire apparié — mais sur un pool adressable d’environ 60 % plus petit. Pour une marque avec des planchers de reach stricts et un pacing apparié, le banner reste l’unité qui atteint le chiffre de reach.
- Banner face au in-page push. Le banner est l’arrière-plan toujours actif ; le in-page push est l’interruption de considération. L’annonceur qui a besoin des deux est celui qui a correctement segmenté son funnel. Les traiter en substituts est l’erreur méthodologique.
- Banner face à l’interstitiel. L’interstitiel donne l’impact plein écran sous cap de fréquence ; le banner donne la présence partielle sans cap. Pour le retargeting et la notoriété, le banner est structurellement le bon choix. Pour l’app-install et les moments à fort impact, c’est l’interstitiel.
Là où le banner n’est pas le bon choix
- Campagnes performance mono-format avec objectifs CPA serrés et aucun autre point de contact. Le banner est plus fort dans un plan d’unités mixtes que tout seul.
- Verticales exigeant une créa de considération pour lesquelles le 300×250 ne donne pas la toile. Les offres finance au-dessus de 10 000 € d’AOV en sont l’exemple : le banner est un point de contact, pas l’unité de conversion.
- Éditeurs mobile-first sur marchés où le in-page push a déjà gagné l’inventaire équivalent. Plusieurs grands éditeurs tier-2 LATAM que j’ai benchmarkés ont basculé leur mix d’inventaire vers le in-page push entre 2023 et 2025 ; les CPM banner se sont contractés en parallèle.
Specs
- Modèles tarifaires : CPM et CPC. Le CPM est le tarif natif du format ; le CPC fonctionne dès lors que l’annonceur dispose d’un chemin d’attribution propre et d’une décote sur la friction d’enchère.
- Appareils : mobile et desktop, le mobile portant la majorité du pool adressable en 2025.
- Couverture GEO : plus de 240 pays revendiqués. Le format est l’approximation la plus proche d’une parité globale en display, parce que l’unité est standardisée au niveau IAB.
- Anti-fraude : filtrage multi-couches et scoring ML sur chaque impression. Le banner est le format où la mesure de visibilité (IAS, DoubleVerify, Moat) a eu le plus de temps pour mûrir — la donnée y est plus fiable que sur les formats récents.
Méthodologie en annexe.
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